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Openistes accompagnés de Clémentine (séduite
par l'ambiance, elle viendra naviguer en Open) qui,
après un voyage sans trop d'aléas, ont
embarqué sur leur Hobie.
1er
jour : grand soleil, 10-12 nuds de vent (juste
au trapèze). Au près, les 6 bateaux partent
sur une mer bleue de chez bleu et à 27 degrés.
Après une bonne demie heure les Verroust commencent
à ralentir puis tel un albatros manchot orphelin
d'une aile, leur cata sancit par l'arrière et
ils se retrouvent à patauger auprès de
leur esquif blessé. Alain et Myriam Darmayan
recueillent Babeth à leur bord, Hervé
barbote !! Marco, guide de l'expédition intervient
rapidement et avec l'aide des copains, redresse le Hobie
dont une coque avait un peu perdu son tableau arrière
..D'où
une entrée d'eau type cataracte.
" Poursuivi par son destin,
niqué par la haine ! " (Dixit Marco).
Il faut alors remonter les bateaux sur les cailloux
de la grève,
les
poser sur des cales en bois, décharger le caïque
d'accompagnement.
Bruno
retrouve ses talents de début de carrière
de stratifieur et quoique qu'un peu surpris par les
tissus de verre extraits de la cale du caïque et
parsemés de thym, de miettes de pain et de tomate,
réalise en un clin d'il un emplâtre
sur le dessous de coque : rapide autant qu'efficace.
Marco ponce, prépare le gelcoat blanc, dose le
catalyseur à l'estime.
La
température ambiante favorise une polymérisation
accélérée. Réparation exemplaire
: 2 qui bossent par 35 degrés à l'ombre,
10 qui regardent, jugent, critiquent et commentent,
un verre de raki dans chaque main, confortablement assis
sur une pierre plate.
Marco reprend la tension du gréement, resserre
quelques boulons et voilà la monture repartie.
Il est adroit et compétent le bougre, après
quinze ans de raids sur toutes les mers du globe, l'expérience
parle.
Les jours s'enchaînent avec des navigations par
une brise thermique peu matinale (permettant des bains
prolongés de 7 heures à 11 heures) qui
varie entre 5 et 15 nuds pour des étapes
de 3 ou 4 heures d'une crique merveilleuse et déserte
à une grève tout aussi extraordinaire
sur une autre île.
De
là, après une copieuse salade locale,
certains
entament une marche de découverte des canyons
voisins,
lèvent
une compagnie de perdreaux, les autres repartent pour
des bords de spi dans une brise de mer plus consistante
après 15 heures. Clémentine, seule, navigue
à donf au trapèze sous spi. Les derniers
explorent les fonds avec palmes, masque et tuba. (Amphores
partout mais interdit de prélever).
Les apérobiques
(en
vocabulaire " Open " cela veut dire : apéritif
musclé en compagnie des chèvres sauvages
mais pas farouches) ponctuent la fin de l'après
midi et toutes les tapas nombreuses et variées
reconstituent les calories perdues dans des baignades
sans fin.
Marco nous dévoile une autre face de son talent
en nous préparant des dîners façon
Turque avec dorades grillées, brochettes au cumin
boulettes, salades, fruits qui nous aident à
passer des nuits idylliques allongés sur les
trampolines, les yeux aspirés par un ciel étoilé
sans fond ni limites. Seuls les ronflements (qui ? Fanfan
étant absent) et les chèvres sauvages
venant quémander à coups de museaux les
reliefs de nos repas, perturbent le silence. A noter,
toutefois, un conflit larvé entre Jean de l'Ile,
Anne sa compagne et les renards locaux qui leur piquent
une chaussure.
Rigolades
au crépuscule, anecdotes et blagues plus ou moins
osées (Julian va avoir une concurrente et Bruno
trouve des accents jusqu'alors inconnus) concluent la
soirée avant une extinction des feux vers 21
heures.
Nos Openistes font cyclopes avec leur lampe frontale.
C'est normal en mer Egée.
Bonus
: Nous avons même droit à une éclipse
de lune ou les astronomes ignares écoutent, médusés,
les explications techniques d'Alain.
Myriam masse médicalement le dos de Bruno, celui
de Marco et l'épaule de Babeth traumatisée
par une chute de vélo d'il y a quinze jours.
L'huile de massage était naturellement l'huile
d'olive locale qui servait aux repas
C'est gras
mais efficace!! Gilles Guerite prend l'habitude de réveiller
le campement par un " Branle bas petit déjeuner
" tonitruant à 6 heures du matin. C'est
un souvenir de son passage prolongé dans la Royale
! De toutes façons, les premiers rayons de soleil
sont trop virulents pour permettre une grasse matinée.
De plus, accompagné par Jean Pallu, seuls, ils
se contraignent et se forcent à commander cet
excellent vin turc que nous sommes 12 hypocrites à
consommer. Catherine Hervouet et Marie Gueritte s'étonnent
et s'enthousiasment des nuits à la belle étoile,
de manger avec les mains
.de se laver à
l'eau de mer, d'explorer les ruines antiques constamment
présentes et de découvrir les fonds, munies
de masque et tuba.
Pour finir en apothéose, la dernière étape
se déroule au largue avec 15 nuds forcissant
pour arriver à l'hôtel où le rasoir
pour les hommes, la brosse à cheveux pour les
femmes, la douche à l'eau douce pour tous, nous
redonnent un air civilisé. Couchés à
deux heures du matin après des danses endiablées
menées par Anne (c'est la soirée "
dernière chance ", fête du samedi
fin de vacances à l'UCPA), levés à
quatre heures pour choper l'avion et retrouver Roissy.
Spleen et déjà souvenirs.
Un grand merci à Marco, guide de ce raid, et
Clémentine pour ses photos et son humour.
Ces
8 jours de raid
C'est le pied total !
Pour
connaître les détails de l'organisation,
nous vous invitons à venir rencontrer Marco Basset
sur le stand Hobie Cat, Hervé Verroust sur celui
de Phileas au salon nautique de Paris car, au vu du
sourire des participants, il est probable qu'une deuxième
session aura lieu dans l'été 2007.
Crédit photos : Tous les
participants mais en particulier Anne, Clémentine
et Babeth.
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